L’École martiale
Volet école
L'École martiale dans les écoles

L’École martiale est une école de karaté-do traditionnel de goju-ryu d’Okinawa située à Blainville au Québec.

L’École : « Groupe ou suite d’artistes qui se réclament d’un même maître ou professent les mêmes doctrines. Ce qui est propre à instruire et à former ; source d’enseignement. » Approche pédagogique coopérative visant une amélioration constante et continue.

martiale : Désigne «des traditions guerrières et non militaires» et ce qui se rapporte à la lutte quotidienne qui a pour objectif ultime d’apprivoiser l’ennemi intérieur et de tendre vers une vie en cohérence avec ce qui nous anime profondément.

L’École martiale célèbre cette année son 13e anniversaire d’existence !

PRÉ-INSCRIPTION SAISON 2017-2018

SURVOL DES RÉALISATIONS DE L’ÉCOLE MARTIALE DEPUIS SON OUVERTURE

Ateliers de karaté-do goju-ryu

Ateliers de karaté-do goju-ryu offerts auprès de plus de 6500 élèves dans plus de 20 écoles primaires de la CSSMI, de la CSRDN et de CS LAVAL

Rédaction d’un chapitre intitulé : La parole martiale, l’intégration d’ateliers réflexifs à l’enseignement du karaté-do, dans l’ouvrage universitaire dirigé par Jacques Hébert : Arts martiaux, sports de combat et interventions psychosociales

Conception d’un projet interdisciplinaire pour le premier cycle primaire

Conception d’un projet interdisciplinaire pour le premier cycle primaire Karaté-do et découverte de l’Orient vécu dans 5 écoles de la CSSMI ainsi que de la formule Un dojo à l’école permettant actuellement aux élèves de 4 écoles primaires de Blainville (de la Seigneuriedes RamillesPlateau St-Louis et Chante-Bois) de bénéficier d’une formation martiale à même leur école

Conférences données auprès des enseignants en éducation physique de la CSSMI ainsi qu’au CEP de St-Jérôme

Création de douze œuvres martiales

Création de douze œuvres martiales proposant l’amalgame original de l’art dramatique, la musique, la littérature, le multimédia, la danse, des arts plastiques et des arts martiaux, dont la première oeuvre martiale humanitaire intitulée Chercheurs d’espoir au profit du centre de prévention du décrochage scolaire Oméga

En collaboration avec le CISSS Thérèse-de-Blainville et le centre Regain de vie, élaboration du projet « Épanouis-toi ! » offrant des cours de karaté-do aux personnes présentant une problématique de santé mentale

Fondation d’un Cercle de philosophie annuel thématique

Fondation d’un Cercle de philosophie annuel thématique  : rencontre de karatékas, d’artistes martiaux ou d’autres personnes intéressées qui partagent, de façon conviviale, différentes réflexions, lectures et/ou recherches liées à un sujet préalablement choisi ensemble, (6 éditions)

Participation active au sein du comité des Partenaires de l’organisme Persévérons ensemble qui oeuvre pour la persévérance scolaire et sociale sur le territoire de la CSSMI

Choix d’un karaté traditionnel

Philosophie

Mission:

L’École martiale s’intéresse essentiellement à la formation de l’individu à travers la pratique martiale en favorisant autant le développement réflexif (éthique, philosophie, pédagogie, psychologie, etc.) et relationnel que physique.

L’École martiale qui encourage la pratique familiale à long terme propose aux karatékas d’évoluer dans un milieu coopératif misant sur la persévérance, en guidant chacun à l’expression de son plein potentiel dans le respect des autres et du monde qui l’entoure.

Notre école non-compétitive privilégie plutôt la formation du pratiquant à travers la pratique en elle-même, les ateliers réflexifs, les stages nationaux et internationaux, les œuvres martiales multidisciplinaires et l’implication communautaire, scolaire, sociale et humanitaire.

Le choix d’un karaté traditionnel

Il existe plusieurs styles de karaté à travers le monde. On pourrait d’abord identifier deux grandes catégories: les écoles de karaté sportif et les écoles de karaté traditionnel.

Généralement, les premières se soucient davantage du côté esthétique qui se traduit dans leur pratique par des positions de base plus larges, des mouvements plus amples et l’intégration occasionnelle de techniques de gymnastique à leur kata.  Elles forment des compétiteurs impressionnants qui sont souvent capables de prouesses remarquables mais qui ne peuvent pas toujours les mettre en application avec un partenaire.  Elles utilisent peu le lexique japonais et proposent parfois des karaté-gi (uniformes de karaté) de différentes couleurs.  Les passages de ceinture se font souvent plus rapidement (parfois plusieurs passages dans une seule année de pratique) et ne requièrent pas nécessairement d’âge minimum.

Les écoles traditionnelles s’intéressent plutôt à l’efficacité et au réalisme des techniques utilisées en proposant, par exemple, des positions plus courtes pour un déplacement plus rapide et une distance réduite entre les partenaires.  Elles favorisent ainsi une compréhension en profondeur de la méthode en s’attardant à chaque enchaînement des katas traditionnels et en les mettant en application, très tôt dans l’apprentissage (bunkaï et rensoku).  Dans le karaté traditionnel, particulièrement dans le goju-ryu d’Okinawa, rien n’est laissé au hasard, chaque détail a sa raison d’être, tout est analysé, décomposé, étudié en profondeur, dans un but avoué de chercher à atteindre l’efficacité maximale.  De façon générale, les écoles de karaté traditionnel s’efforcent d’utiliser le lexique japonais ce qui permet, entre autre, d’ancrer la pratique dans sa culture d’origine.  Le salut traditionnel précède et clôture chaque cours.  Les karaté-gi (uniformes de karaté) sont blancs et les passages de ceinture se déroulent annuellement dans le but de transmettre le goût de l’effort et de la persévérance.  Dans notre association, l’âge minimum pour l’obtention de la ceinture noire est 16 ans.  Conséquemment, nous nous assurons d’une progression constante pour chaque karatéka afin de conserver haute la flamme de la pratique et celle de la motivation.

Définition de l’atelier réflexif et développement de l’esprit :

L’atelier réflexif consiste à regrouper les élèves pendant 5 à 20 minutes au début ou à la fin d’un cours et à réfléchir ensemble sur un sujet déterminé (la durée de l’atelier est variable selon la durée du cours).  Il peut être plus passif (acquisitions de connaissances géographiques, historiques, culturelles, artistiques, etc. ou lecture de contes martiaux, contes zen ou essais philosophiques) ou plus actif (rédaction d’un code de samouraï moderne ou bushi (guerrier) d’aujourd’hui, réflexions écrites seul ou en groupe et partage de ses réflexions, brèves explorations artistiques orientales, échanges liés à nos expériences personnelles, discussions philosophiques, etc.) mais il demande toujours un effort intellectuel.  Il sert essentiellement à « muscler le cerveau », à développer l’esprit, à faire le pont entre ce-dernier et le corps.

Principaux objectifs des ateliers réflexifs :

Amener le participant à :

  • Être respectueux des autres, de l’environnement et de lui-même, apprendre à développer la qualité de la relation, pour un mieux-vivre et un mieux-être ensemble
  • Prêter attention aux autres en adoptant une attitude naturelle de tolérance, de bienveillanced’ouverture sur le monde et à la différence
  • Confronter sa façon de percevoir le monde à celles des autres pratiquants et des différents penseurs pour l’enrichir, la diversifier et la faire évoluer
  • Développer son esprit critique, réfléchir face à différentes situations de conflits qu’il risque de rencontrer au long de son existence, le questionner sur ses réactions instinctives, trouver des moyens pacifiques pour régler ses conflits (extérieurs comme intérieurs)
  • Tisser des liens entre les différentes formes artistiques orientales, entre sa pratique martiale et sa vie quotidienne
  • Apprécier la satisfaction qu’offre le déploiement de l’effort (physique ou intellectuel) et prendre conscience des effets bénéfiques qu’il engendre
  • S’engager pleinement dans son rôle de guerrier d’aujourd’hui, l’amener à s’auto-discipliner, à s’auto-responsabiliser, s’auto-créer, penser par lui-même, apprendre à mieux se connaître, développer ses qualités humaines, son autonomie, sa maîtrise de soi dans toutes les sphères de sa vie
  • Améliorer sa capacité à contrôler ses impulsions, à choisir ses réactions plutôt que d’en être victime
  • Pacifier son rapport au temps en choisissant de diriger son énergie, son attention là où il le souhaite véritablement tout en étant conscient qu’il doit aussi, en même temps, accepter de sacrifier autre chose
  • Se rappeler qu’il est un être de finitude, et qu’il est un maillon de la grande chaîne de l’humanité, l’aider à établir ce qu’il considère comme étant l’essentiel et l’encourager à s’y consacrer pleinement, le guider vers l’accomplissement et l’épanouissement individuel et collectif
  • Développer une estime de soi plus favorable :
    • Reconnaître ses succès, ses réussites, ses compétences, sa valeur, ses forces et ses qualités ;
    • Reconnaître aussi ses défauts, ses faiblesses, ses échecs, ses limites ;
    • S’accepter soi-même et accepter ce que la vie nous envoie ;
    • Se fixer des objectifs à la fois réalistes et motivants, les atteindre ou comprendre la raison pour laquelle ou pour lesquelles nous ne les avons pas atteints afin de pouvoir nous ajuster la prochaine fois ;
    • Se pardonner ses imperfections ;
    • S’entourer de personnes positives et heureuses ;
    • Continuer de croire en soi et en ses capacités tout au long de sa vie ;
    • Se nourrir sainement physiquement comme psychologiquement ;
    • Faire preuve de curiosité, essayer, expérimenter de nouvelles choses en étant dans l’action ;
    • Être honnête envers soi-même et oser affirmer sa différence, son unicité.
  • Développer son optimisme :
    • S’outiller pour mieux surmonter les difficultés qui se présentent à lui, pour réagir de façon créative et originale devant l’adversité ;
    • Entraîner son cerveau, habitué depuis toujours à repérer l’obstacle afin de pouvoir survivre aux dangers menaçants, à focaliser sur le positif ;
    • Se responsabiliser quant à son propre bonheur, son propre bien-être (ne pas attendre qu’il vienne de l’extérieur, des éléments indépendants de sa volonté mais plutôt le développer à partir de l’intérieur en ajustant ses réactions devant ces éléments indépendants de sa volonté et en modifiant ses perceptions) ;
    • Contribuer activement à son épanouissement personnel, interpersonnel et social en fournissant des efforts constants et en demeurant pleinement vigilant au moment présent
  • Augmenter sa capacité d’attention au moment présent, à vivre en pleine conscience et tendre constamment vers un meilleur équilibre émotionnel en posant des actions concrètes dans sa vie de tous les jours
    • Choisir d’accepter ou de résister à la « captivation »
    • Préciser son intention
    • Accomplir, une bulle à la fois, ses « minimissions »
    • Revisiter le quotidien, en faire une célébration
    • Comprendre qu’il fait équipe avec lui-même, que chacune de ses actions à des répercussions
    • Focaliser tout en prenant de l’autour « conscientisation »
    • Retarder la gratification
    • Oser la méditation
  • Apprendre à communiquer de façon bienveillante* afin de :
    • Mieux coopérer et de coopérer davantage ensemble ;
    • Parvenir à communiquer de façon authentique, bienveillante et pacifique ;
    • D’échanger véritablement avec l’autre en nous connectant à ce qui est vivant en nous et en lui ;
    • Contribuer à rendre la vie plus merveilleuse, la nôtre comme celle de ceux et celles qui nous entourent ;
    • Dépenser moins d’énergie pour arriver à des résultats plus efficaces.

À l’aide de plusieurs sources différentes, faire comprendre que le but ultime de la pratique martiale n’est pas de vaincre l’ennemi extérieur mais bien de chercher constamment à s’améliorer soi-même tant aux niveaux physique et intellectuel que relationnel.

La signification de karaté-do :

Le mot « karaté » signifie « main vide » ou « main nue ». On comprend rapidement que cette expression résume le travail du karatéka qui, au fil des ans, forge si bien son corps, qu’il peut se défendre sans avoir à recourir à aucune arme. Mais le mot « vide » dévoile également que tout pratiquant devrait être « vide de mauvaises intentions », que la seule motivation qui devrait guider son entraînement est celle du dépassement personnel, de l’amélioration de son être dans toutes les sphères de sa vie. Le mot « vide » induit aussi l’importance de se concentrer pleinement sur le moment présent, l’attitude juste, la perception juste, qui permettra d’adopter le geste juste ou la parole juste au moment opportun.

Le suffixe « do » signifie « voie ». Cette voie, n’est pas tracée à l’avance. Il ne suffit pas bêtement de l’emprunter. Elle est celle que doit défricher chaque pratiquant en appliquant les préceptes moraux qu’il aura lui-même identifié, à travers sa pratique acharnée, ses expériences personnelles et les écrits de ses prédécesseurs, comme étant ceux qu’il doit suivre et auxquels il doit se conformer dans sa vie de tous les jours. Puisqu’elle est l’affaire de chacun, la pratique de la « voie de la main vide » implique une continuelle remise en question car elle demande d’être à l’écoute des idées, des événements et des rencontres qui surgissent au fil de la vie.

Quelques caractéristiques du goju-ryu Okinawa karaté-do

Nommé par Chojun Miyagi, le goju-ryu (école de la force et de la souplesse) est un style de karaté traditionnel, originaire de l’île d’Okinawa au sud du Japon.

  • L’échauffement (le junbi undo) est rigoureux et fidèle à l’enseignement traditionnel d’Okinawa
  • Plusieurs techniques s’effectuent les mains ouvertes (influence des arts martiaux chinois)
  • Les blocages s’effectuent de façon circulaire, sans choc
  • Il faut plutôt rechercher la lourdeur que la contraction, la souplesse plutôt que la dureté
  • Les coups de pied se font, le plus souvent, en dessous de la ceinture
  • Les « ude tanren » (qui consistent à muscler, à endurcir les avant-bras afin de pouvoir mieux tolérer la douleur au moment de l’interception d’une attaque) et le « kakie » (techniques variées de mains collantes) occupent une place importante dans l’entraînement
  • La position la plus courante est le « sanchin dachi » (position du sablier), les distances sont relativement courtes et plus réalistes lors du travail avec partenaire
  • Il y a douze katas (neuf d’origine chinoise)
  • Les mouvements ne se limitent pas à une simple reproduction de la chorégraphie, pour une meilleure compréhension et par souci de réalisme, tôt dans son apprentissage, le karatéka est amené à appliquer ses techniques avec un partenaire